Qu’est ce que l’user onboarding et quid de son expérience utilisateur ? Acceuillir son utilisateur en douceur.

L’user onboarding c’est l’expérience qui permet à l’utilisateur de prendre en main notre produit rapidement. C’est une étape clé qui transforme un simple visiteur en utilisateur.

En bref c’est comme un premier rendez-vous et voici quelques conseils de coach en sédUXtion pour que tout se passe bien et que l’utilisateur revienne.

Les objectifs de l’Onboarding

Faire faire à l’utilisateur la chose la plus importante que nous voudrions qu’il fasse.

Autant que possible, il ne faut pas faire de détours cela risque d’égarer l’utilisateur.  Il faut aller droit au but, à l’action la plus essentielle.

Une des premières chose que vous fait faire twitter est de nous faire suivre d’autres comptes.

Donner conscience à l’utilisateur des bénéfices à tirer de votre service.

Transformer un visiteur curieux en utilisateur ne peut se faire sans lui donner envie de revenir. Pour ce faire il faut :
– Que notre service comble un besoin du visiteur.
– Lui faire comprendre les bénéfices qu’il tirera de notre produit.

On apprend mieux quand on sait pourquoi on apprend.  

Faciliter l’appréhension de principes nouveaux pour l’utilisateur.

Pas besoin de faire perdre son temps à l’utilisateur en lui expliquant étape par étape comment fonctionne un site e-commerce classique, par contre il sera important de prendre plus de temps pour faire comprendre comment marche un principe de fonctionnement propre à notre service.

UX de l’onboarding

Pour créer une bonne expérience d’onboarding, on peut ainsi traduire les objectifs de l’onboarding en terme de conception et d’expérience utilisateur assez facilement.

Réduire les frictions au minimum. 

Il faut faire très attention à ne pas décourager le visiteur avec un onboarding trop on-boring (ahah) ! Pour cela, il faut :
– Identifier l’action principale à accomplir et se concentrer dessus.
– Créer du lien avec le visiteur, le mettre à l’aise.
– Plus le processus est long, plus il est important de rappeler au visiteur qu’il a presque fini.

Ajouter des éléments de gamification peuvent aider à faciliter l’expérience utilisateur.

Être concis et ne pas faire perdre de temps à l’utilisateur.

Il est très difficile de garder un visiteur intéressé quand notre onboarding est trop long ou trop laborieux. Veillons donc à :
– Réduire les premiers réglages (settings) à l’essentiel.
– Minimiser le nombre d’étapes obligatoires.
– Faire tester le service le plus rapidement possible.

On apprend mieux au travers d’une expérience.

Ne négliger aucune partie de l’expérience

La première expérience d’un utilisateur ne se limite pas à notre site, elle est bien plus globale. Veillons donc à ne pas négliger l’experience de l’app store ni celui des emails ou des publicités.

Être attentif aux mots employés 

Les wordings que nous utilisons seront primordiaux pour une bonne expérience d’onboarding, n’hésitez pas à en tester plusieurs. Il faut essayer de se rapprocher dans le ton au maximum de son audience et des valeurs que nous souhaitons communiquer.

Le wording des Call to action et des titres sont particulièrement déterminants.

Apprendre et améliorer son Onboarding

Notre expérience ne sera probablement pas parfaite du premier coup, pas de problème, c’est normal ! L’important est d’itérer et de tester différentes approches. Nous pouvons avoir recours à des A/B tests pour optimiser au maximum l’activation, la conversion ou la rétention.

Gardons en tête qu’il est important de choisir les bonnes données à mesurer lors des tests. On n’effectuera pas les mêmes tests si l’on cherche à vendre un programme ou à créer un nouveau reseaux social.

Il existe différentes méthodes d’onboarding

La landing page

La landing page est notre premier outil de conversion, elle présente en priorité le produit et son bénéfice pour le visiteur.

Une fois le produit établi, on peut rentrer dans les détails pour les curieux.

Détail intéressant chez fred de la compta, une partie de la page est interactive et invite très intuitivement le visiteur à estimer sa comptabilité. Cela introduit rapidement et concrètement les bénéfices du service au visiteur.

Le slider

Sans rentrer dans des tutoriels techniques, l’application evernote nous donne rapidement une bonne idée des possibilités d’utilisation du produit et des problèmes qu’elle résout.

La vidéo (Freehand by Invision)

La vidéo permet de distiller rapidement une grosse quantité d’information en peu de temps. Le visiteur a ainsi une bonne vue d’ensemble d’un produit, attention à ne pas le perdre en allant trop vite.

Le tour interactif

Shepherd est à la fois un outil et un bon exemple de tour interactif. Lors de l’arrivée, chaque élément important est mis en valeur et expliqué.

On peut quitter le tutoriel à n’importe quel moment en un clic pour accéder à l’ensemble de la page.

 

Le setup

Étape classique dans l’inscription à un service, le setup est une demande des informations essentielles à fournir par un visiteur. Il faut essayer de rester succinct pour ne pas décourager le visiteur.

On retrouve souvent dans ces informations: le nom, l’email et si le service est payant une méthode de paiement.

Espace démo ou l’avant gout

Duolinguo met l’accent sur la facilité d’expérience en nous faisant tester directement leur système d’apprentissage très simple et très instinctif.

L’expérience se termine par une première récompense et laisse entrevoir la marge de progression puis invite à créer son profil pour continuer l’expérience

Continue onboarding, continuer à créer de l’engagement.

Une fois le visiteur transformé en utilisateur, l’onboarding peut continuer afin de le pousser plus loin dans la découverte du produit ou dans l’ajout d’informations qui enrichiraient son profil et faciliteraient l’expérience de l’utilisateur.

La homepage de malt est bourrée d’incitations, sous différentes formes, à améliorer son profil et ce pour rendre attractifs les freelancers, les aider à trouver des contrats et ainsi leur donner envie de revenir.

Tout service a besoin d’une expérience d’onboarding mais beaucoup vont différer dans leur pédagogie. On pourra mixer les méthodes afin de créer le cocktail UX parfait pour votre utilisateur.

Si vous avez encore besoin d’inspiration, je vous conseille de visiter Useronboard.com où Samuel Hulick décortique en détail différents onboardings (Paypal, united airline, dropbox et bien d’autres grands specimen de la faune internet!! ).

Bienvenue à bord !

 

Qu’est ce que le développement Agile et la méthode Scrum ? On se concerte, on s'adapte et on développe !

La très fameuse méthode Agile permet de diviser et répartir efficacement les tâches à accomplir lors du développement d’un important projet.

Elle permet également comme son nom l’indique de rester agile, c’est à dire d’adapter la charge de travails et les priorités aux contraintes techniques et délais de livraison.

C’est un procédé très utile dans le développement web et d’applications car contrairement à un projet physique comme la création d’un immeuble par exemple, il est très facile, une fois le produit livré d’ajouter des briques ou d’en enlever d’autre moins fonctionnelles.

En bref le produit numérique est malléable dans le temps, la méthode agile permet de d’exploiter pleinement cette malléabilité.

Oui mais Jamie, c’est bien beau tout ça, mais comment ça marche concrètement ?

Avant de commencer l’explication, commençons par définir les différents parties prenantes aussi appelé stakeholders.

Le Product Owner, C’est la personne en charge de la définition du produit final et de ses fonctionnalités. C’est lui qui choisi, en accord avec le client, les dates de livraison et les contenus livrés. Il lui incombe la charge de définir les tâches et leurs priorités. En fin de sprint, il valide le travail effectué.
Il a la responsabilité du retour sur investissement, c’est lui qui représente les intérêts du client.

Le Scrum Master, il est en charge du management du projet, de son bon déroulé et s’assure de l’application des pratiques et valeurs du Scrum. Pour ce faire il doit s’assurer que les équipes sont fonctionnelles à 100% et qu’elles disposent de tout ce dont elles ont besoin pour travailler.
En cas de problème, il doit éliminer les points bloquants et dégager la route aux équipes pour qu’ils puissent continuer leur sprint. Il agit comme facilitateur au sein de son équipe.

L’équipe / Les équipes, englobent toute autre partie prenante qui sera coordonnée afin de développer le produit, cela peut inclure des développeurs  mais également des designers, des data analysts, etc. selon les besoin du projet.
Chaque membre de l’équipe est au même niveau hiérarchique.

C’est bon ? La team est en place, allez hop ! On passe à la méthode !

Le développement agile découpe la création d’un produit en plusieurs sprint.

Un sprint est défini par deux choses:
Sa durée dans le temps, elle peut être définie entre 1 et 4 semaines mais doit être consistante, si on choisi 2 semaines, on doit s’y tenir jusqu’à la fin du développement.
Son objectif, chaque sprint doit aboutir à un délivrable, la mise en place d’une news letter, la création d’un module de réservation, en bref, quelque chose de concret qui peut être soumis au feedback du client.

Chaque sprint est divisé en tâches à compléter par les stakeholders.

Le Product Backlog

Le produit déjà divisé en user stories est découpé par le product owner en une liste de tâches à effectuer, un chat nécessite entre autre une manière de s’inscrire en tant qu’utilisateur, la mise en place backend, un design.

Chaque uses stories est constitué d’une une multitude de tâches:

Une fois les tâches définies, le product owner prioritise les tâches. L’ordre de priorité et la liste de tâches peut et va évoluer tout au long du développement.

Le Sprint Backlog

À partir du product backlog, l’équipe va choisir les tâches qu’elle choisit d’accomplir durant un sprint.  L’équipe peut suivre la prioritisation du product owner mais également choisir d’autres tâches moins importantes, il y a plusieurs raison à cela.
– Le sprint backlog doit suivre une logique de délivrabilité pour pouvoir périodiquement solliciter les feedbacks du client et rectifier le tir au prochain sprint si besoin.
Par exemple la mise en place d’une newsletter nécessite la création d’une base de donné (high prio), d’un bouton de souscription sur le site (high prio) et de l’adaptation de la charte graphique à la news letter (low prio).
– Les membres de l’équipe peuvent se concentrer sur une grosse tâche longue et remplir la fin de leur agenda avec de plus petits items.
– Certaine tâches sont dépendantes du développement d’autre tâches du backlog.

Le Sprint

Durant le sprint, chaque développeur travaille sur les tâches qu’il a choisit d’accomplir.

Chaque journée du sprint commence par un scrum (une mêlée), c’est une réunion rapide, on ne s’assoit pas, on reste debout et chacun discute avec l’équipe en 5-10 min de 3 choses:
– Qu’a-t-on fait la veille ?
– Quels furent les problèmes rencontrés ?
– Que va-t-on faire aujourd’hui ?

Ainsi toute l’équipe sait où elle en est au jour le jour et sait si elle respecte ses objectifs.

La fin d’un sprint doit se solder par la livraison d’un produit, d’une feature ou  d’une partie du produit que le product owner peut montrer au client afin de recevoir ses feedbacks pour la suite du développement et pour rester transparent.

 

La Sprint Review

Enfin la fin d’un sprint se conclut par une réunion faisant le point sur le déroulement du sprint, ce qui a bien marché et ce qui a moins bien marché.
Le but n’est pas de juger mais de rester dans un esprit d’amélioration de l’équipe au globale mais également au niveau individuel afin d’être plus efficace au prochain sprint.

Pour poursuivre votre quête d’agilité je vous invite à quitter un instant la technique pour rejoindre le philosophique en lisant cet article du blog qualitystreet.fr qui énumère les valeurs derrière le développement agile car je suis convaincu qu’on fait toujours mieux les choses quand on sait pour quoi on les fait.

Bon sprint !